L’Ombre et la Proie

L’Ombre et la Proie est un film d’aventure-thriller américain réalisé par Stephen Hopkins sorti le 12 février 1997 avec Michael Douglas, Val Kilmer et Tom Wilkinson.

Synopsis : À la fin du XIXe siècle, l’ingénieur britannique John Henry Patterson embarque pour l’Afrique afin de travailler sur la construction d’un pont ferroviaire en pleine brousse. Mais il va être confronté à deux lions féroces qui vont massacrer plus d’une cinquantaine d’ouvriers. Avec l’aide d’un célèbre chasseur de fauves, Patterson va devoir mener sa mission à bien et éliminer les mangeurs d’hommes…


Après s’être attaqué au 5ème volet de la franchise Freddy Krueger et l’excellent Predator 2, Stephen Hopkins choisi cette fois-ci de s’attarder à l’un des plus célèbres des mangeurs d’hommes : le lion. Le réalisateur adapte ici un livre qui raconte l’histoire vraie de deux lions mangeurs d’hommes lors de la construction d’un pont ferroviaire autour de la rivière Tsavo entre Mombasa et Nairobi (Kenya) à la fin du 19ème siècle.

Après avoir été dernièrement plus que déçu par le film Beast avec Idris Elba dans le rôle-titre, j’ai eu l’idée de me refaire un film sur les attaques de lion qui m’avait marqué étant enfant. Une manière de me confronter à mes démons, voir si l’œuvre allait toujours faire son effet et si le film était aussi bon que dans mes souvenirs. Force est de constater que le film ne m’a pas laissé un goût amer. Au contraire. Certes mes souvenirs avaient mélangé certaines scènes, mais mon ressenti sur le film n’était pas une considération liée à ma jeunesse. Alors bien sûr, le temps a fait son œuvre et certains effets spéciaux peuvent apparaître datés, mais Stephen Hopkins nous délivre un film angoissant. Une atmosphère oppressante où l’homme constate qu’il n’est pas le maître des lieux. La nature aime rappeler à l’homme qu’il n’est pas le Dieu sur Terre et cette confrontation face à ces prédateurs en est le parfait exemple. Le roi de la savane ce n’est pas l’homme ici, c’est bien le lion. Et ces fauves tiennent à le leur faire savoir.

Stephen Hopkins à travers sa mise en scène, ses plans rapprochés sur les lions et leur regard transperçant cherche à nous piéger au même titre que les protagonistes. Et c’est réussi tant on se sent dans l’inconfort le plus total lorsque les attaques de ces prédateurs sanguinaires et sans pitié surgissent au milieu de la nuit. Plus que des simples lions, ces deux fauves sont montrés comme des monstres, le mal incarné en atteste cette dimension surnaturelle qui leur était attribuée étant considérés comme des démons et nommés « fantôme » et « ténèbres » par les ouvriers ayant dû faire face à eux. La tension est palpable et grandissante au fur et à mesure de l’avancée du film. Bien sûr, certains faits ont été modifiés dans une volonté purement fictive, mais ce qui est encore plus terrifiant c’est qu’il s’agit ici d’une histoire vraie. Les beaux paysages de l’Afrique contrastent avec les scènes de carnage que laissent derrière eux les deux lions lors de leurs attaques. L’histoire et les décors du film permettent de retranscrire parfaitement ce fait réel de la plus belle des façons.

Stephen Hopkins a parfaitement saisi la terreur qui devait régner à l’époque dans le camp des travailleurs et sur le lieu de construction du pont. Car comment dormir en sachant que des bêtes féroces et sans pitié rodent dans les parages à la recherche de leur nouvelle proie ? Les scènes nocturnes et notamment la maîtrise des plans lors des attaques participent à la bonne tenue du film et lui confère un côté horrifique du plus bel effet.

Ces deux prédateurs vont mettre à mal le superbe et charismatique duo formé par Val Kilmer et Michael Douglas, tant ils sont bien plus intelligents et plus rusés que leurs chasseurs. Poussés dans leur retranchement, les deux hommes devront faire preuve de courage et d’un sens du sacrifice inégalé pour espérer arrêter les attaques de ces lions qui entravent depuis neuf mois la construction d’un pont ferroviaire en pleine brousse africaine.

Le film n’est pas exempt de défaut et n’est pas un pur chef d’œuvre en soi, mais il se tient parfaitement et reste un long-métrage de qualité qui saura vous conférer quelques sueurs. Sentant bon les années 90, l’œuvre de Stephen Hopkins est efficace et rien que de pouvoir voir le duo Kilmer-Douglas en chasseur de fauves devrait vous inciter à la visionner dès que possible.


C’est ce que l’on appelle une vraie confrontation homme-fauve. Et malgré, le temps qui passe, L’Ombre et la Proie reste un classique du genre que les dernières œuvres remplies de CGI ne parviennent pas à surpasser. Un film à découvrir sous aucun prétexte. L’Ombre et la Proie est aux lions, ce que Les Dents De La Mer est au grand requin blanc. Sauf qu’ici, personne ne vous entendra crier dans la savane !!!


La Note :
7/10

Note : 7 sur 10.

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