Don’t Worry Darling, chef-d’oeuvre ou raté phénoménal ?

Don’t Worry Darling est un film réalisé par Olivia Wilde avec notamment Florence Pugh et Harry Styles, sorti en salle le 21 septembre 2022.

Synopsis : La chronique d’une communauté isolée dans le désert californien en plein coeur des années 1950, au sein de laquelle une femme au foyer voit sa vie être chamboulée.


Un chef-d’oeuvre ou un raté phénoménal ? C’est ce que bon nombre de personnes se sont demandées après le visionnage du dernier film d’Olivia Wilde. Wilde, qui nous avait offert le très bon Booksmart en tant que première expérience dans la réalisation. Elle revient avec un film haletant et oppressant au pari fou : Don’t Worry Darling

L’intrigue prend place au coeur des années 1950 et nous plonge dans un décor particulier, attrayant au premier abord et étouffant au deuxième. On assiste à la réelle descente aux enfers de Alice Chambers (Florence Pugh), mariée à Jack Chambers (Harry Styles), et accessoirement femme au foyer.

Les inspirations sont flagrantes, passant de Truman show à Black Swann avec un scénario à la Black Mirror, Wilde n’aurait-elle pas perdue le spectateur en implantant trop d’éléments dans un film au large potentiel. 

Florence Pugh est excellente à son habitude, elle nous invite dans son angoisse acharnée et sa psychose justifiée. La réalisation en est pour quelque chose, notre position en tant que spectateur est celle d’Alice, nous n’en savons pas plus pas moins qu’elle et on découvre lorsqu’elle découvre. La mise en scène est spectaculaire, tout est millimétré et cela se ressent. Florence Pugh confirmera que le tournage fut particulièrement minutieux et le nombre de prises ne se comptaient plus.

Pour ce qui est des films dont l’intrigue ne prend tout son sens qu’à la fin, on aime ou on aime pas. Ici, on constate frontalement que quelque chose ne tourne pas rond au sein de cette communauté, et les hommes seraient les seuls à posséder la clé de la réponse. Wilde ne nous laisse aucune ou très peu de possibilité de comprendre son issu. Une issue si ingénieuse et bien amenée qu’on aurait aimé qu’elle soit plus développée.

Réelle prise de parti sur le scénario quant au pouvoir que les hommes ont encore (trop) dans notre société et tenteront toujours de posséder sur les femmes. Le scénario est poussé à l’extrême et pourtant un sentiment de « cela pourrait arriver » reste en bouche.

Les spectateurs se posent des questions et celles-ci sont légitimes. Quelle est la place de l’avion, notamment présent sur l’affiche ? Qu’est-ce qui est à l’origine des tremblements de terre ? Cela pourrait s’expliquer par des simples bugs dans le projet Victory. Tout de même, trop d’éléments ont été apposés au film, ce qui détériore son contenu et sa qualité.

Il est désolant qu’autour du film d’Olivia Wilde est émané polémique sur polémique, entachant la crédibilité autant du long-métrage que de son casting. Le cinéma a toujours eu ce côté mystique quant à tout ce qui se déroule derrière la caméra et ici ces aspects ont été démontés de part et d’autre.

Frustrant de découvrir un film qui aurait pu être tellement plus marquant et important dans l’industrie du cinéma. Wilde a pourtant été très minimaliste sur les détails et la réalisation est d’une rare propreté. Une réalisatrice à suivre de très près.


La Note

7/10

Note : 7 sur 10.

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