L’oisiveté des vices en 8 films

La vie de jeunes qui se frottent à la délinquance pour fuir la monotonie, voici l’oisiveté des vices. Un thème qui propose des histoires dramatiques et bouleversantes : de très beaux films, nous vous en proposons huit à voir.

Attention aux plus sensibles, tous les films évoqués frappent par leurs capacités à traumatiser le spectateur.


Basketball diaries
de Scott Kalvert, 1995.

Synopsis : Quatre copains dissipés d’une école catholique de New York ont une passion en commun : le basket. Lorsque Bobby meurt d’une leucémie, Jim et ses copains sont confrontés à la dure réalité de la vie qui leur apparaît de plus en plus absurde. Jim se confie à son journal intime, mais l’écriture ne l’empêche pas de se droguer. Sa mère finit par le mettre à la porte. Il continue d’écrire, mais les pensées qu’il consigne dans son journal prennent une tournure surréaliste, témoignant au quotidien de sa descente aux enfers.

Remarque : Parfait pour commencer le top, ce film résume bien l’idée d’oisiveté des vices d’ailleurs évoqué par la mère de Jim.

Clockers
de Spike Lee, 1995.

Synopsis : Sur demande de Rodney Little, le patron du trafic de drogue d’un quartier de Brooklyn, le dealer Strike n’a pas d’autre choix que d’accepter d’abattre un commerçant. Strike a-t-il aveuglément obéi contre la promesse d’une promotion ? Possible… Entre polar et chronique sociale. Spike Lee suit sans manichéisme, sans grossir le trait, le quotidien d’un « clocker » new-yorkais, autrement dit d’un petit dealer.

Remarque : Ce qui m’a marqué dans ce film c’est l’idée de cercle vicieux. Tout l’entourage du personnage principal respire la négativité et l’empêchent de se bonifier.

Kids
de Larry Clarks, 1995.

Synopsis : Vingt-quatre heures dans la vie d’un groupe de jeunes New-yorkais qui s’adonnent à leurs plaisirs favoris : drogue, dépucelage de très jeunes filles et beuveries. Tous se croient invincibles ou plutôt immortels. Mais ce jour-là, Jennie apprend qu’elle est séropositive. Elle part à la recherche de Telly. Telly, lui, est sur la piste d’une nouvelle proie. D’appartements bondés et enfumés en boîtes de nuit cultivant les fantasmes à la mode, Jennie veut trouver Telly avant qu’il ne soit trop tard…

Remarque : On ne peu rester indifférent en regardant Kids, le thème étant assumé jusqu’au bout. Un scénario écrit par Harmony Korine, deux ans avant de réaliser un autre film de cette sélection.

Les princes de la ville
de Taylor Hackford, 1993.

Synopsis : Dans les années 1970, Miklo, issu d’un métissage américain et mexicain, vit à Las Vegas avec son père américain. Lorsque Miklo frappe son père, il retourne immédiatement dans son quartier d’origine à East Los Angeles. Il y retrouve sa famille maternelle, dont principalement Paco et Cruz, ses cousins. Malgré sa peau blanche, Miklo reste un chicano, mais lorsqu’avant la fin de sa probation il veut son tatouage «Vatos Locos» et que pour cela il doit faire ses preuves, il n’hésite pas attaquer un gang rival, ce qui va engendrer une guerre et la séparation des trois chicanos.

Remarque : Premier film de la sélection qui montre les différents parcours de trois amis. En plus d’être une œuvre sociologique (à la façon d’un roman de Balzac), le long métrage aborde plusieurs sujets tel que la famille, le racisme, la prison, la drogue et le pardon. Un film particulièrement charismatique.

Gummo
de Harmony Korine, 1997.

Synopsis : Une série de sketches sur les jeunes marginaux de Xenia, un patelin de l’Ohio qui, depuis vingt ans, ne s’est jamais remis de la tornade qui l’a dévasté.

Remarque : La fameuse pépite de Harmony Korine qui marque tant par son iconographie que par l’intensité du sujet filmé. Ici le thème de l’oisiveté des vices touche les habitants d’une ville entière.

La Haine
de Mathieu Kassovitz, 1995.

Synopsis : Après une bavure policière, une nuit d’émeutes éclate entre les jeunes de la cité des Muguets et la police. Parmi ces jeunes aveuglés par la haine, 3 amis vont vivre la journée la plus importante de leur vie. Aujourd’hui, ils ne sont plus que 3… Ils sont 4 avec le Smith & Wesson 44 chromé qu’un des policiers a égaré pendant les émeutes.

Remarque : Comme pour les trois premiers films de la sélection, La Haine a fêté ses 25 ans l’année dernière, mais il est le seul à avoir pu collaborer avec Reebok, Courir et Carhartt pour célébrer sont anniversaire : preuve qu’il s’agit d’une réelle référence culturelle.

Boyz N The Hood
de John Singleton, 1991

Synopsis : Trois amis de South Central, un ghetto de Los Angeles, vivent un quotidien rythmé par la drogue, les gangs et les interventions policières. Tandis que l’un d’eux s’en sort grâce aux études, les deux autres sont pris dans l’engrenage de la violence.

Remarque : un autre pilier de la culture urbaine, cette fois ci avec une superbe performance de Ice Cube. On a envie d’être plus que spectateur face à l’escalade de la violence dans les quartiers de Los Angeles, surtout quand c’est aussi bien filmé.

Sleepers
de Barry Levinson, 1996

Synopsis : Au milieu des années soixante, quatre gamins du quartier populaire de Hell’s Kitchen de New York sont incarcérés dans une maison de redressement à la suite d’une plaisanterie qui tourne au drame. Onze ans plus tard deux d’entre eux, marqués à vie, retrouvent le gardien sadique et tortionnaire qui les a martyrisés lors de leur détention et l’abattent froidement. Les deux autres, devenus respectivement journaliste et substitut du procureur, fidèles à la loi de Hell’s Kitchen, vont tout tenter, avec le soutien du curé du quartier et du parrain de la mafia, pour les sortir de là.

Remarque : pour conclure voici un des films les plus forts en émotion, avec entre autre Robert De Niro, Brad Pitt et Dustin Hoffman, tous là pour nous faire lâcher une larme. Comme pour les trois premiers films de la sélection, l’histoire se déroule à New York, ce qui nous en apprend beaucoup sur l’ambiance de la ville dans les années 90. 


Même si le moment devant l’écrans peu être difficile, l’expérience de ces films nous en apprend beaucoup. Qu’ils servent de mythe pour les générations à venir. 

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